Le conflit chez Bridgestone interpelle le MR de l’arrondissement. Car même si les ouvriers framerisois ont des revendications, l’usine continue son activité et investit même dans l’outil pour conserver sa place stratégique sur le marché.
Je crois que dans le climat de crise économique actuel, il serait prudent de préserver l’usine framerisoise. Paralyser une usine n’est jamais la solution. D’autant que la situation financière est florissante pour l’entreprise et que le conflit, s’il perdure, risque de menacer l’activité dans son ensemble.
Bridgestone a beaucoup d’actionnaires japonais. Un observateur japonais est arrivé et suit les évènements sans intervenir… Quelle belle image notre région donne encore d’elle… Le noyau dur des grévistes a-t-il conscience des conséquences irrémédiables que ces évènements pourraient générer ?
Certes, le licenciement des 8 ouvriers est regrettable. Mais les 8 personnes concernées se sont vues octroyer des indemnités de rupture plus que correctes puisque dépassant de un ou deux mois le minimum légal. Ce mouvement n’est-il pas excessif ? Est-il nécessaire de déployer tant de violences pour tenter de se faire entendre?
Il convient également de préciser que 50 % des personnes licenciées sont susceptibles d’être recasées suite aux démarches effectuées par la direction du site de Frameries.
Bridgestone est à Frameries depuis 42 ans et emploie 180 personnes parmi lesquelles nombreuses sont de la région. La direction de Bridgestone a mis un point d’honneur à engager de la main d’œuvre locale et elle espère assurer l’activité sur son site de Frameries au moins encore 40 ans.
Le MR de l’Arrondissement espère que les ouvriers retrouveront la raison et reprendront le travail dans les plus brefs délais pour sauver le site de Frameries.