La première conclusion que l’on peut tirer du dossier est que le système de contrôle fonctionne. Le Comité P a travaillé de manière aussi soigneuse et impartiale que possible et les résultats de son enquête ont été présentés aux parlementaires concernés à travers un dossier détaillé et rédigé avec le plus grand soin.
Il ressort des rapports du comité P que des responsabilités puissent être engagées à divers niveaux, notamment dans les rangs de l’inspection générale de la police. Il sera néanmoins
indispensable de faire le clair entre ce que disent vraiment les rapports du comité P, ce qu’ils ne disent pas clairement et la façon dont ils sont interprétés par certains. Les autorités disciplinaires, administratives et, le cas échéant, judiciaires mèneront, j’en suis convaincue, une enquête minutieuse dans le respect scrupuleux des droits de la défense et du secret de l’instruction.
Dans l’intervalle, s’agissant des personnes concernées qui n’auraient pas été écartées de leur poste, laissons-leur le soin de se poser la question de savoir si elles ont encore l’autorité morale et la crédibilité nécessaire pour assurer leurs fonctions. Dans les cas qui n’auraient pas fait l’objet d’une décision du Ministre, il s’agit d’une question personnelle dont nous ne sommes pas juges.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, il ne me semble pas inutile de rappeler qu’il n’appartient pas à la Chambre de conclure qu’il y a eu faute susceptible de sanctions pénales ou erreur d’appréciation dans le chef des hauts fonctionnaires de l’Inspection générale de la police concernés par ce dossier. Nous ne sommes ni juges d’instruction, ni procureurs, ni avocats. En tant que parlementaires, nous devons donc faire preuve d’une extrême prudence dans ce genre de dossier et éviter soigneusement de mettre à mal les procédures en cours ou futures.









